Histoire de Monsieur Laurien Ntezimana, coach et fondateur de l’AMI
Laurien Ntezimana est né en 1955 à Vumbi, au sud du Rwanda. Il a étudié la philosophie au Rwanda, puis la théologie et les sciences humaines à Kinshasa et à Louvain. Auteur d’articles et d’ouvrages de théologie, il a fondé en 1990 le Service d’animation théologique (SAT) du diocèse catholique de Butare. Au SAT, il a œuvré avec l’abbé Modeste Mungwarareba et Innocent Samusoni à la déconstruction de la violence et à la réconciliation au sein de la société rwandaise. Durant le génocide, il a protégé des dizaines de personnes pourchassées. En 2000, il a créé l’Association Modeste et Innocent (AMI) en souvenir de ses compagnons décédés, afin de poursuivre leur travail commun de promotion de la paix.
Il a reçu le prix de la paix Pax Christi international en 1998 et, en 2003, le Prix Theodor Haecker qui récompense le « courage civique et la sincérité politique ». Il réside actuellement en Belgique tout en poursuivant son appui à l’AMI au Rwanda. Il est marié et père de cinq enfants.
Il est un théologien et sociologue Rwandais, Laurien NTEZIMANA a sauvé beaucoup de gens pendant le génocide perpètre contre les Tutsis en 1994, ce qui l’a d’ailleurs sauvé lui-même. De son jardin à Queva camps, il dit. Ce qu’il raconte est dur mais la force qu’il transmet encourage ; sa parole est profonde et son engagement réel ; d’un chaos qui dépasse l’entendement, il est parvenu à faire émerger des pistes éclairantes par rapport à la notion de crise ; pour lui, pour les Rwandais, pour les auditeurs, pour chacun. Le dos bien droit, les épaules apaisées, les paumes déposées sur ses cuisses et les pieds bien ancrés dans le sol, Laurien livre ici un récit qui interroge, qui émeut, qui bouscule et qui affine incontestablement notre imaginaire face à la notion de chaos et à la posture constructive qui peut s’en dégager.
Il nous aide à mieux nous comprendre nous-mêmes et nous ouvre des pistes d’introspection de qualité face à un monde dans lequel nous semblons parfois nous perdre. « Alors pendant le génocide, j’avais peur comme tout le monde, j’étais en colère contre les gens qui tuaient les autres mais quand je